HERA × OLIVIA DE BONA
Description de l’oeuvre :
HERA commence à gauche. Olivia à droite. Elles se connaissent déjà, partagent ce goût de l’intuition et décident surtout de laisser un peu de place à ce qui va arriver entre elles. Au départ, une petite fille apprend à danser. Les positions sont sages, presque scolaires. On apprend les pas, on cherche à bien faire, à placer correctement son corps. Et puis peu à peu, les règles s’effacent, le corps se détend, le mouvement devient plus libre. On ne cherche plus tellement la perfection. On danse, c’est tout ! Et pendant qu’elles racontent cette histoire, quelque chose d’assez joli se passe sous mes yeux : HERA et Olivia font exactement la même chose. Chacune avance avec son geste. Le trait vif et instinctif de HERA d’un côté, les formes libres d’Olivia de l’autre. Elles entrent dans le travail l’une de l’autre, mélangent leurs gestes, se répondent, se laissent surprendre peut-être. Finalement, elles étaient parties pour peindre une petite fille qui apprend à se libérer des règles. Et quelque part au milieu du mur, elles se sont autorisées à faire pareil, ici sur ce mur à Strasbourg.
ENGLISH :
Artwork Description :
HERA starts on the left. Olivia on the right. They already know each other, share a taste for intuition, and above all decide to leave a little room for whatever might happen between them.
At first, a little girl is learning to dance. Her positions are disciplined, almost school-like. She is learning the steps, trying to get things right, placing her body correctly.
And then, little by little, the rules begin to disappear. The body relaxes, the movement becomes freer. Perfection is no longer really the goal.
She simply dances.
And as they tell this story, something rather beautiful happens before my eyes:
HERA and Olivia are doing exactly the same thing.
Each moves forward with her own gesture. HERA’s lively, instinctive lines on one side, Olivia’s free-flowing shapes on the other.
They step into each other’s work, blend their gestures, respond to one another, and perhaps allow themselves to be surprised.
In the end, they had set out to paint a little girl learning to free herself from the rules.
And somewhere in the middle of the wall, they gave themselves permission to do the same — right here, on this wall in Strasbourg.
